Emile Ouosso parle de l'impact du réseau routier en Afrique sur le développement économique

Emile Ouosso parle de l’impact du réseau routier en Afrique sur le développement économique

De toutes les parties du monde, l’Afrique reste la plus enclavée. La libre circulation des personnes et des biens ainsi que les échanges commerciaux entre les régions d’un même pays ou entre les États sont fortement ralentis. Il reste beaucoup à faire en matière de réseaux routiers pour dynamiser le développement économique de l’Afrique. Le blogueur Emile Ouosso nous en parle.

Présentation de la situation routière en Afrique

Le développement économique l’Afrique et dépendant du développement du réseau routier. Si ce continent peine encore à décoller économiquement, c’est en partie à cause du manque de modernisation de son réseau routier dans sa globalité. Aussi d’un pays à un autre les investissements des gouvernements dans les réseaux routiers ne sont pas les mêmes. Le transport routier au Congo est fortement développé. Ce n’est pas le cas pour les pays limitrophes”, dit Emile Ouosso.

Les écarts entre le Maghreb et l’Afrique noire

Il existe cependant un écart considérable entre les infrastructures routières dans les pays du Maghreb et celles du reste du continent. Le niveau de développement avancé dans ces pays en est la principale explication. La partie subsaharienne reste celle qui peine à amorcer un véritable envol économique. Depuis l’accession à l’indépendance de l’ensemble des États qui composent cette zone, le gouvernement de chaque pays tente de  faire évoluer les infrastructures routières coloniales.

Celles-ci servaient essentiellement à l’acheminement des marchandises vers les ports en direction de l’Europe. Ce manque de vision des premiers décideurs explique en partie la situation. De plus, l’absence d’une réelle politique visant à améliorer l’existant et à construire de nouvelles routes modernes et durables vient corroborer cette réalité. En conséquence, le continent noir possède la plus faible densité de réseaux routiers.

Selon Emile Ouosso, “Ces derniers rallient les localités d’un même pays et interconnectent les pays entre eux comme la République du Congo et ses voisins. On note que seulement 28 % de voies sont bitumées. Nombreuses sont celles qui restent impraticables ou difficiles d’accès à des périodes de l’année. Cette approche ne favorise pas la fluidité du trafic routier et les échanges commerciaux. L’impact du réseau routier en Afrique sur le développement économique est d’une importance capitale.

Les retombées du réseau routier sur le développement économique en Afrique

La Banque Mondiale estime que l’inexistence d’infrastructures de transport de bonne qualité en Afrique freine la croissance économique de 2 %. Elle décroît de près de 40 % la productivité des entreprises. De toute la chaîne de développement, le secteur routier est le plus affecté selon cette statistique.

“Le mauvais état des routes en Afrique constitue des charges financières pour les particuliers, mais aussi pour les gouvernements“, dit Emile Ouosso.

En effet, le tarif du transport reste l’un des plus élevés sur le continent. Cette situation n’est pas de nature à attirer les investisseurs étrangers. Ceux-ci devront endosser des coûts exorbitants pour acheminer leurs productions vers plusieurs destinations. Chaque année, les accidents coûtent plus de 7 milliards de dollars à l’Afrique. Selon un rapport de l’OMS en 2016, plus de 24 % des cas proviennent du continent africain.

L’impact du réseau routier en Afrique sur le développement économique est considérable au regard des nombreux secteurs concernés. Il convient de réformer le secteur du transport pour améliorer les infrastructures, mais aussi pour construire d’autres accès plus contemporains. Ce n’est qu’à ce prix que le continent noir pourra répondre efficacement aux défis du siècle présent et préparer la postérité à un réel développement.

Emile Ouosso